10 juillet 2008

Fiche artiste de Orange

Orange

Avec un raisonnement réducteur, les gens eurent tôt faire de comparer Orange à une vague copie de Cocteau Twins, empêchant d’apprécier l’étendue de la voix magique de Sonya Waters, ainsi que la force de leur musique. Influencé aussi bien par les Cranes que par Slowdive ou Lush, la formation de Los Angeles, qui tire aussi ses racines de Nouvelle-Zélande (dont est originaire Sonya), s’épanche dans un shoegaze drapé de gothisme éthéré.
Après le single « Present An Autodafé » sur le label californien Byzantine Records en 1989, le groupe se fait remarquer par C’est La Mort Records qui inclus le titre « Fallen Buiding » sur une compilation parue deux ans plus tard.
Une première fois séparé, le groupe revient, toujours avec Sonya mais avec un nouveau line-up. Durant une période d’activité entre 1990 et 1993, Orange fera quelques concerts et présentera deux démos, mais rien de plus. Tout juste son nom apparaîtra sur un tribute aux formations de 4AD. Le célèbre titre des Pixies, « Gigantic » y sera détourné de manière éthérée, quasiment méconnaissable mais magnifique. Pendant ce temps, se joindront donc le guitariste Michael Papenburg (aujourd’hui avec Brittany Shane) et le batteur Mike Burns. La basse sera elle assurée par différents musiciens, Heidi Vincent, Topper, mais aussi Tim Ong, du groupe shoegaze The Rosemarys.
Leur album éponyme sort enfin en 1994 mais sera aussi leur dernier.
Pour retrouver ensuite trace du groupe, il faudra se référer à la mythique compilation « Splashed with many cheks », un double-CD édité par leur label Dewdrops, regroupant aussi Love Spirals Downwards, Half String ou bien encore Bethany Curve.

Orange : S/T



Orange

Sortie : 1994
Produit par Bart Thunder
Label : Dewdrops


Impossible de cerner cette voix : splendide, irréelle, elfique, divine, elle peut se faire tout aussi bien susurrante, qu’éclatante. Les voyages dans les vocalises étendues lui font perdre tout timbre humain pour atteindre une féminité complètement fantasmée, que seules les déesses pourraient partager avec elle. Quelques miaulements qu’on devine espiègles déclenchent des stimuli déraisonnables, mais bien souvent une grave majesté vient apaiser les propos et les envelopper de souffles lyriques. Sonya Waters se fait joueuse et gracile, difficile de la suivre, et pourtant on ne peut s’empêcher d’être sous le charme. Bien souvent doublée, cette voix royale se gonfle et s’envole, dans des sommets absolus et époustouflant. Le rapprochement avec l’humain s’estompe. Cette voix sublime, sans âge, tout aussi bien celle d’une petite fille que d’une reine antique, dépasse les contours habituels pour nager dans un océan de beauté gothique, au-delà de la bienséance. Magiquement boursouflé, son chant fait des courbettes, des pirouettes, des montées, des bonds dans les aigus, des loops de danseuse vocale et tant d’autres choses encore, qu’on croit rêver.
Immédiatement pénétrant, cette voix gracieuse ne laisse pas indifférent. Captivé par ses arabesques et ses fanfreluches, on se laisse séduire.
Au service de ces frasques, une musique à tomber, dense, féerique. Les guitares réverbérées se font recouvrantes, sans jamais attaquer cette voix ou la diminuer, pour une addition qui s’amplifie bien souvent dans une éclatante gerbe tristement majestueuse. Les intro au clavier semble sortir d’un conte pour enfants (« Daisy ») et les guitares d’une tristesse élégante et retenue (le laconique « Blue Budd » qui se réveille soudain en un crescendo bouleversant). Pourtant d’une accroche persuasive («Starwheel »), les mélodies complexes, chatoient et brillent, mais tout en ondulant ou se faisant recouvrantes. Un climat fantasmagorique et lointain se dessine, à la manière de la cold-wave des Cocteau Twins (« Hinderburg »), tout en jouant sur la densité, appuyant ses propos à grand coup d’explosions de batterie ou de guitares spleenesques, à la manière de Slowdive (« Feoija »).
Au milieu de cette succession de poésie romantique inouïe, il n’y a plus qu’à céder devant l’incommensurable beauté de ce timbre qui résonne fort au milieu d’un tumulte magique de grâces et de lignes harmoniques soyeuses. Sorte de mini-symphonie raffinée et aérienne.

8 juillet 2008

Teenage Filmstars : Rocket Charms


Rocket Charms de Teenage Filmstars

Sortie : 1993
Produit par Baby Jesus
Label : Creation


Pour Teenage Filmstars, le psychédélisme, le vrai, c’est lorsqu’à la fin des concerts, les musiciens jouent à triturer leur guitare et les collent contre un ampli.
Encore plus radical que son prédécesseur, « Rocket Charms » cristallise la musique rock jusqu’à sa forme la plus brute. Ce n’est plus qu’une succession de distorsions biscornues, d’effets de pédales usés jusqu’à la corde et de mixage trituré. D’ailleurs, sur « Pressure », exit la batterie, la basse, il n’y a que des guitares bancales, pour une sorte de vombrissement intense.
Les reverbs évoquent des bruits d’aspirations, de soufflerie psychotropes, à la manière des cithares, pour un effet de transe exigeant. Les saturations glissent et se déforment, pas de mélodies, juste des riffs bizarroïdes répétés sans fin (« Tension »). Les voix, si elles apparaissent, sont toutes aussi déformées, glissent et s’évaporent (« Frantic »), apparitions shootées et artificielles. Pour le reste, ce n’est que marasme, sans queue ni tête, pas de mélodies, juste des distorsions, qui enveloppent et charment. Avec « Lapse », la batterie écrasante et les guitares saturées, secouant, les têtes sont chamboulées jusqu’à la perte de raison. Du bruit. Des larsens. Souvent des fausses notes. On dirait que Ed Ball a cédé le pas sur la folie. Et sur les habituelles conventions. Et surtout qu’il a pris des tonnes d’acides, gobées par milliers.
Sur la deuxième face du vinyle, c’est carrément du n’importe quoi, morceaux expérimentaux, proche de l'ascétisme. Ambiance lugubre de films d’horreur à la John Carpenter sur le déstabilisant mais excellent « Alone ». Un clavier famélique sur « Lost », aux vagues réminiscences asiatiques, pour un parfum d’ambient. Le bruit du vent sur « Dark », sous lequel viennent se poser quelques touches de piano, des mots triturés par ordinateur et des bruits improvisées. Difficile. L’écoute des dix minutes de « Nothing » sera une épreuve, avant d’aboutir à un climat relaxant, avec sa cithare, ses slides et son clavier fantomatique. Un peu à l’image des titres particulièrement concis et dépressifs données aux chansons, ce second album tranche par son allure dilatée. Extrême dans la forme.
Sale, sismique, gorgé de feedback, sans forcément de buts, ni de sens, cet album peut dérouter les non initiés. On dirait des ondes grésillantes, jusqu’au dénuement le plus total, jusqu’à l’improvisation droguée, jusqu’au silence, soit l’expression la plus absolue du psychédélisme.

3 juillet 2008

Fiche artiste de Whorl

Whorl

Comme la plupart des groupes de Washington DC, Whorl a débuté dans le noise. C’est en voyant le nom de Wharton Tiers au dos de certains albums de Sonic Youth ou Dinosaur Jr que la bande décide de suivre leurs amis de Powderburn lorsqu’ils apprennent qu’ils vont le rejoindre à New-York. Ce dernier les aide à enregistrer quelques chansons furieuses et bruitistes. Et l’absence totale d’expérience de studio donne un son dégraissé et rêche, la formation ignorant que les guitares pouvaient être doublées au mixage.
Car hormis traîner dans les bars et jouer un rock noisy à la Jesus and Mary Chain, les américains, qui à l’époque se faisaient appeler Big Jesus Trash Can, en référence à une chanson de Birthday Party, dont ils étaient fans, ils ne savaient guère faire autre chose. Mike Schulman, Brian Nelson, Dan Searing et Rob Goldrick prenaient les choses à la rigolade, sans se soucier de l’avenir, ni de l’effet de leur premier single.
Celui-ci, le méchant « Mind Revolution » sortit sur Slumberland, le label que venait de monter Mike Schulman avec des amis de Powderburn, est un condensé de hargne saturé. Les longues sessions jams bruitistes en concert se sont petit à petit transformées en chansons concises. Et par la suite, Whorl revint avec un nouveau single, « Maybe It’s Better », à l’obédience ouvertement pop, tout en gardant le goût pour les guitares saturées. Durant les concerts semi-improvisés, les influences de Galaxie 500 et de My Bloody Valentine commençaient à se faire ressentir, faisant évoluer leur son. Robert Goldrick passa alors de la basse à la guitare, ce qui permit d’insuffler plus d’élan shoegaze au groupe, qui rejoint alors les styles de Black Tambourine ou Velocity Girl, dont ils étaient très proches. Et ces chansons encapsulent parfaitement le son et l’esprit du label Slumberland à ses tout débuts. Ainsi qu’un certain aspet de la scène indépendante américaine, en témoigne le titre paru sur la célèbre compilation « One Last Kiss » du label SPINart.
Juste après Brian Nelson rejoint Velocity Girl, Mike Schulman décida de déménager en Californie et Rob Goldrick de partir à Baltimore pour y fonder un nouveau groupe. Si bien que de Whorl, il ne resta en tout et pour tout que cinq chansons enregistrés. Ce qui est peu et beaucoup à la fois.

Discographie :

-
Mind Revolution

- Maybe It's Better

2 juillet 2008

Whorl : Maybe It's Better


Maybe It's Better de Whorl

Sortie : 1992
Produit par Mike Schulman
Label : Slumberland


Nourri à l’influence du label Slumberland, Whorl sur son second single s’essaye à la pop. Et le résultat est sacrément réussi !
Deux petits morceaux parfaits de bruits et de shoegaze vintage. Volontiers chatouilleux, le groupe américain, molasson et pourtant intensément mélodique, conjugue la pop en quelque chose de plus brut, de plus authentique, sans se débarrasser des petits défauts encombrant d’habitude, comme par exemple ces incessantes saturations qui recouvrent le tout ou l’absence de remixage, notamment dans la voix. Fusion à chaud de rock bruitiste (les distorsions se font aussi mielleuses que crispantes) et de pop érudite, les chansons de Whorl rappelle qu’il n’ait jamais impossible de s’éloigner des impératifs commerciaux pour s’approprier la musique à partir de deux ou trois bouts de ficelles. Car le groupe a peu d’expérience et le groupe le sait, et le groupe s’en moque. On l’entend à la façon dont la voix tremblote sur « Maybe it’s better », de façon nonchalante, à la batterie basique qui s’inscrit pleinement dans la tradition amateur de l’indie pop, à la basse, frivole mais excellente, ou encore à l’aspect rudimentaire des lignes de notes suivis par les guitares. Vers la fin du titre, le chanteur lance son refrain avec un détachement tel qu’on jurerait entendre le fiel de Mark E Smith, leader de The Fall. Et malgré tout, la justesse, le miracle mélodique, font de cette chanson un sommet, à rapprocher des Pastels ou des Wolfhounds.
La batterie de « Christmas » est particulièrement cool, assouplissant le morceau qui se laisse alors totalement recouvrir de saturations. C’est à peine si on entend les voix, pourtant on tendant l’oreille, il n’y a que de la douceur. D’ailleurs la tonalité mélodique de ce single est du essentiellement à la basse, qui comme dans toute chanson indie pop qui se respecte, joue ici un rôle majeur. Dès lors on n’a plus qu’à se laisser porter par les crépitements des guitares, qui apparaissent paradoxalement d’un charme mélodique inestimable.
Ce second single annonce en tout cas les amours de Mike Schulman et Brian Nelson, voire même ce que Rob Goldrick fera par la suite avec Nord Express. Pour l’instant, il s’inscrit parfaitement dans le catalogue de Slumberland Records. Des titres adorables et au cachet amateur.

1 juillet 2008

Levitation : Coterie



Coterie de LevitationCoup de coeur !Sortie : 1991
Produit par Harold Burgen, Mike Digman et Ken Gardner
Label : Capitol


La rumeur faisant de Terry Bikers, ancien de House of Love, un drogué notoire ne risquait pas d’être démenti avec les premières chansons de Levitation : shoegaze-space rock-prog, la mixture donne le tournis. La pochette kaléidoscopique l’indique clairement, cette compilation des premiers singles du groupe fera la part belle aux compositions alambiquées. Le superbe « Firefly » est caractéristique à ce titre, imposant un univers très spacieux, dont le chant léger, mais tout en aspiration, dérive vers des calmes vertigineux après des guitares acérées venues de l’espace. On dirait du Ride ou du Catherine Wheel (deux groupes avec qui Levitation a démarré sa carrière en concert), notamment dans la façon de chanter ou d’assembler les textures, mais c’est clairement plus spatial, plus psychédélique et plus illuminé.
A propos d’un concert à Londres au Mean Filder, Steve Sutherland écrira : « c’est la renaissance du rock progressif »[i]. Une sorte de shoegaze qui invoque les esprits seventies hippies et obscurs. On pense bien-sûr à Yes mais aussi à Hawkwind, Pink Fairies, UFO ou Grateful Dead. Difficile d’ailleurs avec un titre comme « It’s Time » de reconnaître que le groupe est de 1991, tant ces aspirations le portent clairement vers une ode au psychédélisme comme on n’a plus guère connu. Ce qui ne manquera pas de dérouter d’ailleurs. « Ne soyez pas effrayés par ce mot. Je ne suis pas gêné de le dire, revendique Terry Bickers. Nous sommes un groupe de rock prog. On peut l’être sans être pompeux. Ça sonne un peu cliché mais je m’en fous. Nous sommes ici et maintenant. »[ii].
Mais Levitation va encore plus loin et s’offre même des moments perdus dans des méandres complexes ; les guitares ne sont là que pour surgir de temps à autre, comme des éclairs, des plaintes fantomatiques traversent les morceaux, chaque instrument possède son intervention, répondant à la voix, soit parlant toute seule en arrière fond, soit suave, soit plus mordante, les ambiances oscillent entre psychédélisme absolu et space-rock épique, le travail sur la rythmique du batteur Dave Francolini est tout bonnement phénoménal, se reposant sur les contretemps, les percussions transcendantales ou les moments chaloupés. « Notre atout, c’est la suggestion. Qu’est-ce que le rythme ? Le rythme ne veut rien dire en lui-même. Tout ce que ça fait, c’est de suggérer l’infini et toutes les nuances dans cet infini. Et je suppose que c’est ce que nous faisons. Le pouvoir de suggérer les sentiments que je ressens. »[iii]. On évoquera pour illustrer cela le mystique « Rosemarys Jones », longue pièce de sept minutes, inquiétant presque, tant le rythme est paresseux, mais dont la plongée en apnée permet de s’immiscer au milieu de démonstrations techniques au service de délires et de lenteurs psychédéliques.
Ce qui est certain, c’est qu’ils puisent leur énergie de leurs expériences passées avec les drogues. Dave le confesse : « Je pense qu’on peut compter sur les doigts d’une main les fois où au moins l’un d’entre nous n’était pas stone lorsqu’on était tous ensemble. Ouais, on était complètement à l’ouest. »[iv] Ce qui ne les empêche pas de s’investir à 100% dans la musique. Dave fait la part des choses : « On a travaillé incroyablement dur, on a écouté pleins de disques, on a fumé des tonnes d’herbes, on a pris plein d’acides et d’ecstasy et on a exprimé tout ce bordel. »[v] On le sent dans l’ambiance qu’ils instaurent, variant d’un concert à l’autre, mais jamais improvisée, composée plutôt d’ambiances collées ensemble ou de longues montées crescendo, savamment écrites. « Bendlam » dont l’intro floutée, presque sous l’eau, ajoute progressivement un chant chaud et rond, qui va se noyer sous les coups de caisses et les arpèges progressifs des guitares. La voix de Terry Bikers se fait chaloupée, les claviers de Robert White sidéraux, la basse obscure, les guitares crispantes, jusqu’à une montée en puissance ébouriffante, ténébreuse et sauvage. Le retour au calme après six minutes est presque un choc. La conclusion sous un déluge shoegaze de guitares saturées prendra une ampleur boursouflée qui laissera pantois. Bic, le bassiste, explique : « Ce n’est pas tant les drogues en elle-même qui sont importantes mais ce qu’on apprend au travers elles. Ça a souvent quelque chose à voir avec notre musique. Triper, c’est une façon de toucher du doigt qui on est vraiment. Un mauvais trip peu vous en apprendre beaucoup sur vous-même. Si vous êtes choqués par ce que vous découvrez, vous pouvez alors le transformer en quelque chose de positif. »[vi]
Le groupe ose alors tout et s’autorise même des moments de fougues frénétiques (« Paid In Kind » dont la force est tempérée par un break qui prend à la gorge) tout comme des interludes bizarres mais magnifiques (aaah ! l’incongru « Nadine », le chœur de Yuka Ikushima, son mur du son shoegaze évasif, sa plainte répétitive et sa trompette !). Arrivé au bout de son exubérance et de ses penchants pour les réminiscences interstellaires, Terry Bickers fascine alors et accroche les esprits. Mike Smith, scout chez A&R, se souvient du personnage et de la sidération qu’il pouvait provoquer : « Il était plutôt du genre à sortir des notes une à une avec sa guitare, à tel point que vous obteniez une sorte de grande lessive de sons. Et il était capable de courir sur scène, de sautiller, de convulser, comme s’il était branché sur du courant. Il donnait l’impression de ne pas à faire à un type ordinaire, plutôt un chaman. Il y avait quelque chose de totalement magique en lui. (…) Kevin Shields était la seule personne de sa génération à être capable de faire comme lui. »[vii] Que dire de « Smile », version live ? L’intro lancinante, sorte de bande-son de 2001, l’Odyssée de l’Espace, serre le cœur, rendant plus susceptible d’être marqué par la voix douce de Terry Bikers ou la rentrée du riff spatial de la guitare. Toujours la même ritournelle, magnifique, splendide, il n’y a guère de mots, mais une structure en escaliers qui monte cran après cran dans l’intensité, en additionnant les instruments, avant de redescendre de quelques marches pour un effet des plus mystiques.
Malheureusement, Terry Bickers, après un album en 1992, finira complètement cramé par les drogues, et au cours d’un concert en 1994, abandonnera lâchement ses partenaires de manière totalement inexpliquée, mettant un terme brutal à ce groupe mythique : « Je ne pense pas que je faisais une dépression, je voulais juste me dégager de ça. (…) Je voulais éviter toute discussion avec le groupe ou mon manager. (…) Assumer cette routine lors des tournées, ce n’était pas vraiment moi. (…) Je sentais une distance grandir entre moi et les autres membres, même si je reconnais avoir une grande part de responsabilité dans ce sentiment d’aliénation. »[viii]




[i] Steve Sutherland, sur Melody Maker, 13 avril 1991, [en ligne] http://www.levitationarchive.co.uk/reviews-live.html
[ii] Terry Bickers cité par Steve Sutherland, sur Melody Maker, 27 avril 1991, [en ligne] http://www.levitationarchive.co.uk/interviews-melody-maker-apr91.html
[iii] Idem
[iv] Propos de Dave Francolini rapportés par Wyndham Wallace, sur Quietus, 23 mai 2012, [en ligne] http://thequietus.com/articles/08836-levitation-an-oral-history
[v] Idem
[vi] Bic Hayes cité par The Stud Brothers, sur Melody Maker, 22 février 1992, [en ligne] http://www.levitationarchive.co.uk/interviews-meoldy-maker-04.html
[vii] Propos de Mike Smith rapportés par Wyndham Wallace, op. cit.
[viii] Propos de Terry Bickers rapportés par Wyndham Wallace, op. cit.