1 mars 2010

Fiche artiste de Bailter Space



Bailter Space

Ceux qui s'interessent à l'histoire du rock indépendant, ne sont pas sans savoir que quelque part, à l'autre bout de la planète, existait un petit label qui fait pourtant parler de lui : j'ai nommé Flying Nun Records.
Plaque tournante de la drogue mais aussi d'une créativité folle, la maison de disque regroupera une flopée de groupes géniaux, The Bats, The Chills, The Clean, The Jean-Paul Sartre Experience, The Verlaines, et tant d'autres, amoureux du bon goût et de la pop. Parmi ces derniers, Bailter Space faisait figure de vilain petit canard. Car eux étaient amoureux du mauvais goût et de la pop.
Formé sur les cendres de The Gordons, le groupe originaire de Christchurch a publié un premier album, "Tanker", en 1988, véritable brulot noise, se démarquant ainsi du catalogue de Flying Nun Records. La ligne up d'origine comprenait alors à l'époque Alister Parker, John Halvorsen, auxquels s'ajoutait le batteur Hamish Kilgour (ex-The Clean). Le single "Grader Spader", produit par leur ami Brent MacLachlan, force la comparaison avec Sonic Youth.
Bailter Space fait une première tournée en 1989 à New-York mais à leur retour, Hamish Kilgour refuse de partir à nouveau et quitte le groupe. Il sera alors remplacé par Brent MacLachlan, à la batterie. Ce nouveau line-up, qui correspond à l'ancien groupe The Gordons, sortira un nouvel album en 1989, "Thermos", toujours aussi noise et encore plus réussi.
A partir de là, le groupe voyage beaucoup, en Allemagne, en Angleterre, aux Etat-Unis, et signe sur Matador, ce qui leur permettra de sortir des singles, dont le "The Aim", classé "single of the week" par Melody Maker. Le style change et s'ouvre sur d'autres, le shoegaze notamment, en vogue à l'époque. "Robot World", en 1993, confirmera cette tendance.
Désormais installé définitivement à New-York, deux albums suivront, de plus en plus léchés et power pop. Mais à chaque fois, le don d'écriture sera confirmé. C'est ensuite le label Turnbuckle qui s'occupera des productions jusqu'à sa fermeture en 2002.
Malheureusement quelque temps après, Matador Records arrêtera d'éditer les albums du groupe, faisant gonfler les prix des rares exemplaires proposés en occasion.

Discographie :



2 commentaires:

l&a a dit…

Bailter Space, shoegaze??
Mouais, pas d'accord du tout. Bailter Space, c'est la noise et l'expérimental à l'état pur, rien à voir avec le mouvement shoegaze (que j'aime et respecte).
Chouette blog, ceci dit...

Victor Provis a dit…

Pour se rendre compte de l'influence (car Bailter Space est avant tout un groupe noise), ré-écouter l'album "Robot World", si ce n'est pas déjà fait, où des voix détachées et soufflées aux mélodies, en passant même par la pochette, on se rapproche du shoegaze malgré tout.
Amicalement, Vic