
Smashing Orange
Ce groupe est à l’origine d’un improbable paradoxe : alors qu’il est un des pionniers de la vague shoegaze américaine, celui-ci est autant adulé en Angleterre qu’inconnu dans son propre pays !
Au début des années 90, Rob Montejo (chant et guitare), Rick Hodgson (guitare), Tim Supplee (batterie), et Stephen Wagner (basse) deviennent vite la coqueluche des médias anglais, comme NME ou Melody Maker. Et les premières années furent formidables : des concerts exceptionnels tous les soirs au Camden Falcon, des back stages mémorables avec les journalistes au cours desquels la drogue abondait, des sessions chez John Peel écoutées par des milliers de fans la nuit, des singles mythiques à la pelle, dont pourtant aucun ne fut sorti aux Etats-Unis ! Smashing Orange était devenu une sorte d’attraction, tout le monde désirant voir sur scène un groupe qui reprenait un style proche de My Bloody Valentine tout en y ajoutant une forte dose de psychédélisme sixties, avec des paroles crues et quelque peu porté sur le sexe, formation dont on regrettait également l’absence de Sara Montejo, petite sœur de seize ans, qui prêta sa voix sur certains morceaux mais qui n’était pas du voyage en Angleterre, la loi interdisant les mineurs de travailler.
De l’autre côté de l’Atlantique, et plus particulièrement dans le Cleveland dont ils sont originaires, personne n’a entendu parler des Smashing Orange. Le groupe espère donc compter sur une tournée en compagnie de Lush pour y faire décoller leur carrière, mais sans succès. En 1991, c’était l’année de Nirvana, et de personne d’autres.
Dès lors, Rob Montejo essaye de se plier aux modes et durcit le ton sur leur premier album « The Glass Bead Game ». Désireux d’être enfin reconnu, Smashing Orange signera par la suite un opus en 1994 produit par Jack Endino, toujours aussi psychédélique, mais plus proche du grunge. Seulement celui-ci ne sera pas très réussi et d’une qualité bien en deçà de ce que le groupe pouvait faire à leur tout début. Si bien que le groupe finit par se séparer dans l’anonymat le plus complet, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Angleterre.
Fort heureusement, des rééditions permettent aujourd’hui de combler les lacunes.
Ce groupe est à l’origine d’un improbable paradoxe : alors qu’il est un des pionniers de la vague shoegaze américaine, celui-ci est autant adulé en Angleterre qu’inconnu dans son propre pays !
Au début des années 90, Rob Montejo (chant et guitare), Rick Hodgson (guitare), Tim Supplee (batterie), et Stephen Wagner (basse) deviennent vite la coqueluche des médias anglais, comme NME ou Melody Maker. Et les premières années furent formidables : des concerts exceptionnels tous les soirs au Camden Falcon, des back stages mémorables avec les journalistes au cours desquels la drogue abondait, des sessions chez John Peel écoutées par des milliers de fans la nuit, des singles mythiques à la pelle, dont pourtant aucun ne fut sorti aux Etats-Unis ! Smashing Orange était devenu une sorte d’attraction, tout le monde désirant voir sur scène un groupe qui reprenait un style proche de My Bloody Valentine tout en y ajoutant une forte dose de psychédélisme sixties, avec des paroles crues et quelque peu porté sur le sexe, formation dont on regrettait également l’absence de Sara Montejo, petite sœur de seize ans, qui prêta sa voix sur certains morceaux mais qui n’était pas du voyage en Angleterre, la loi interdisant les mineurs de travailler.
De l’autre côté de l’Atlantique, et plus particulièrement dans le Cleveland dont ils sont originaires, personne n’a entendu parler des Smashing Orange. Le groupe espère donc compter sur une tournée en compagnie de Lush pour y faire décoller leur carrière, mais sans succès. En 1991, c’était l’année de Nirvana, et de personne d’autres.
Dès lors, Rob Montejo essaye de se plier aux modes et durcit le ton sur leur premier album « The Glass Bead Game ». Désireux d’être enfin reconnu, Smashing Orange signera par la suite un opus en 1994 produit par Jack Endino, toujours aussi psychédélique, mais plus proche du grunge. Seulement celui-ci ne sera pas très réussi et d’une qualité bien en deçà de ce que le groupe pouvait faire à leur tout début. Si bien que le groupe finit par se séparer dans l’anonymat le plus complet, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Angleterre.
Fort heureusement, des rééditions permettent aujourd’hui de combler les lacunes.
