
Moonshake
A l’écoute de la musique particulière de Moonshake, on retrouve de la raideur, du cynisme et beaucoup d’étrangeté. C’est avec une sorte de punk-dub, parfois saturé, parfois obscurci par des cuivres, saxo ou piano vieillot, rehaussé de polyrythmies et autres déphasages, que la formation anglaise sera une des têtes brûlées du label Too Pure au début des années 90.
Et c’est bien normal qu’on retrouve autant de tensions, puisque le duo David Callahan et Margaret Fielder (qui a travaillé un temps avec Ultra Vivid Scene) ne s’entendait guère. Elle, avec sa voix satinée et énigmatique, lui avec son chant acide et glapissant, se partageront les compositions, basées sur les guitares stridentes, le jazz ou le dub, et influencées par Public Image Limited ou The Pop Group.
A force de disputes, Margaret Fielder finira par quitter définitivement le groupe, comme elle y était entrée, c’est-à-dire sur un coup de tête, pour s’en aller former Laïka avec le bassiste John Frenet et Guy Fixen, le producteur de leur premier album, le fondateur « Eva Luna ». David Callahan qui avait monté le projet sur des bases shoegaze (le premier single sorti sur Creation avant que le groupe ne suive le tout jeune label londonien Too Pure, maison de Stereolab et Pram, et se lance dans l’expérimental), après la dissolution de son célébrissime groupe The Wolfounds (dont un titre figure sur la compilation C-86), se retrouve alors seul, publie bien des albums, mais sans que son ton soit aussi mordant qu’auparavant…
Et c’est bien normal qu’on retrouve autant de tensions, puisque le duo David Callahan et Margaret Fielder (qui a travaillé un temps avec Ultra Vivid Scene) ne s’entendait guère. Elle, avec sa voix satinée et énigmatique, lui avec son chant acide et glapissant, se partageront les compositions, basées sur les guitares stridentes, le jazz ou le dub, et influencées par Public Image Limited ou The Pop Group.
A force de disputes, Margaret Fielder finira par quitter définitivement le groupe, comme elle y était entrée, c’est-à-dire sur un coup de tête, pour s’en aller former Laïka avec le bassiste John Frenet et Guy Fixen, le producteur de leur premier album, le fondateur « Eva Luna ». David Callahan qui avait monté le projet sur des bases shoegaze (le premier single sorti sur Creation avant que le groupe ne suive le tout jeune label londonien Too Pure, maison de Stereolab et Pram, et se lance dans l’expérimental), après la dissolution de son célébrissime groupe The Wolfounds (dont un titre figure sur la compilation C-86), se retrouve alors seul, publie bien des albums, mais sans que son ton soit aussi mordant qu’auparavant…
