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14 novembre 2007

Fiche artiste de Planète Zen


Planète Zen

Le trio composé de Muriel Bonfils (chant), Stephan Haeri (guitare) et Christophe Chiabba (basse) a été un des premiers à pratiquer du rock shoegaze en France, et ce dès 1990. Une
 sorte de mélange pop-punk-shoegaze-indie, The Primitives rencontrant My Bloody Valentine

4 novembre 2007

Planète Zen : Planète Zen


Planète Zen

Sortie : 1992
Produit par : The Rise and Fall of a Decade
Label : Single KO


Les titres font preuve d’un sens incroyable de l’accroche. Les mélodies se savourent comme des bonbons, malgré l’acidité des guitares. Certes la formule : distorsions + voix délicieuse (celle de Muriel Bonfils) peut paraître simpliste, surtout lorsqu’elle se décline sans peu de variations (toutes les chansons se ressemblent), mais elle permet d’offrir un allant, une fougue et une fraîcheur retrouvée à des mélodies naïves de simplicité.
Des titres enjoués, simplistes, assez courts, joués dans le rouge et recouverts de sons criards, voire même crispant, ne traduisent que l’empressement du groupe à se lancer dans la musique, quitte à brûler quelques étapes. S’arrêter sur les approximations ou le manque de complexité serait passer à côté du charme des chansons comme « Dreamland » (et la voix incroyable de Muriel), véritables bombes soniques, « Why we split » ou bien le lancinant « Solar Hammond ». 

Le mérite de Planète Zen, à défaut d’être original, est de remettre au goût du jour, une certaine idée de la pop, directe, franche, entière et sans maniérisme, presque punk. Car en réalité, le groupe ne se prend pas à la légère, comme le démontre certains titres (« J’aime pas les poufs »). On ressent pas mal l’influence de groupes comme The Darling Buds ou The Primitives en fin de compte, et il n’est finalement pas si étonnant que ça de noter la présence de « Denis », reprise de Blondie, envoyé pied au plancher et délicieux de minauderie. L’album cache même une petite ballade merveilleuse, noyée sous un déluge de guitares, « Slow », où le tempo ralenti et la voix féminine doublée font des ravages.