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12 juin 2009

Fiche artiste de Blueshift Signal



Blueshift Signal

La carrière de Blueshift Signal a été plutôt chaotique. Formé en 1993 par les frères Ron Kuba et Mike Kuba, le groupe évoluait d’abord sous le nom de Grace Mansion, en compagnie du batteur David Carpenter et du bassiste Kip. Après avoir répondu à une petite annonce, Jay Bouchard remplacera Kip qui était parti. La formation prendra alors le nom de Blueshift Signal.
A l’automne 1994, le groupe de Providence (Rhode Island) enregistre l’album "Seven Natural Scenes", dont le titre « Halo » sera placé sur la compilation du label Bedazzled, « Woke Up Smiling ».
Peu après David Carpenter laissa le soin à Ron et Jay de s’occuper tout seul de la suite de la musique. Le duo finit alors les sessions d’enregistrements, de ce qui deviendra plus tard le maxi « Surround ».
John Orsi rejoint le groupe après des correspondances avec Ron. Les concerts étrennant le matériel extrait de « Surround » permirent au trio de travailler leur son unique : chatoyant, velouté et éthéré. Ensuite le travail prendra la forme d’un nouvel enregistrement : « The Waterside », paru en 1996, toujours sur Bedazzled, le label gothique
Mais alors que l’année suivante, le groupe était en tournée pour présenter son album, quelque part au nord du Massachusetts, Ron décida de partir pour d’autres expériences, laissant le soin à Jay et John de continuer le groupe. Mais Blueshift Signal n’aura guère plus d’existence, le duo préféreront rebondir sous le nom d’Overflower.

28 avril 2009

Blueshift Signal : Seven Natural Scenes


Seven Natural Scenes de Blueshift Signal

Sortie : 1994
Produit par Blueshift Signal
Label : Ethereal

Un critique rock américain écrira à propos de la musique de Blueshift Signal qu’elle est « parfaite pour un dimanche paresseux » et quelque part, il est vrai que son caractère éthéré se prête très bien à la léthargie. On les sent d'ailleurs très influencé par Slowdive, comme The Cure ou Deardarkhead.
Fantomatique et vaporeux, elle est richement ornementée de nappes dentelées de claviers et de guitares distordues glissant comme de la soie. C'est dans cet univers froid et très travaillé, que l'auditeur se perd dans des voyages tirant plus vers la tristesse et la douce mélancolie que la violence et la souffrance. En deux mots Seven Natural Scene est l'album idéal pour rejoindre les bras de Morphée. C’est étrange, mais on a l’impression que cette musique ne fait que flotter, comme une apparition, comme un fluide, notamment lors de ces intermèdes instrumentaux, à base de clavier ou de saturations. Avec leurs ambiances, parfois mélancoliques, souvent somptueuses, les membres de Blushift Signal débutent avec Seven Natural Scene une exploration de la beauté. Celle-ci se fera par tâtonnement, avec entrain mais aussi avec timidité. Romantique à souhait, le groupe n'occultera rien de sa recherche éperdue, et notamment ses nombreuses hésitations qui les emmèneront bien loin. Voguant sur des océans contemplatifs de poésie, Blueshift Signal livrera avec « Between the night and the day » ou l’hypnotique « The Secret Signal » de parfaits essais qu’ils élèveront au rang de manifestations artistique dans son essence primordiale.
Alors que l’album se pare d’un léger apparat gothique, les américains souhaitent rester mesurés. Bref, un album blanc au lieu de noir.