26 octobre 2011

Pleasurehouse : Marseille


Marseille de Pleasurehouse

Sortie : 1993
Produit par Stefan Petterson
Label : Snap Records

Cet étonnant mini-album qu’il faut aller débusquer (il provient de la scène indé de Suède) offre quelques titres charmants et immédiatement accrocheurs. L’accent est sans conteste noisy pop, mais avec un chant légèrement ampoulé, suffisamment discret pour ne pas en faire des tonnes mais suffisamment assez pour offrir de la légèreté. On pense parfois à des groupes comme The Bodines, The Chesterfield, The Mighty Lemon Drop, mais avec les guitares saturées en plus. Ce qui est normal lorsqu’on sait que le groupe joue déjà depuis 1986.
Les guitares sont tourbillonnantes, partent dans tous les sens, pour notre plus grand plaisir, sans pour autant casser les oreilles, et n’hésitent d’ailleurs pas à s’éclipser pour de magnifiques arpèges, comme sur « Breathe ».
La plupart des titres sont davantage frondeurs, manche de guitare empoignée, saturations, cadence élevée et mélodie dans la plus pure tradition indie : « Summer » ou « Happy when you leave », sa basse et ses chœurs d’angelots malgré un ton cynique et mordant.
« Blind » qui mélange guitares claires façon Smiths et guitares saturées façon Ride : il s’offre même le luxe de ralentir le tempo pour un passage de pure beauté avec un chant doux et léger avant un crescendo et une reprise irrésistible.
Tout est résumé avec « This is how it feels », chanson magique, à la batterie déchainée, qui semble vouloir à lui tout seul inonder le monde d’une beauté innocente, incrédule et romantique, avec pour seuls armes sa mélodie enchanteresque.

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