18 avril 2011

Fiche artiste de Cherry Forever

Cherry Forever

Faisant parti de la vague shoegaze de Norwitch, le groupe a été autant nourri aux fracas sonores de Ride qu’à l’insolence éhontée des Telescopes. Excellentes références donc.
C'est tout naturellement qu'il s'est mis à jouer pour les concerts de Barry Newman, le légendaire propriétaire du Wilde Club. Si Norwich a pu devenir, au début des années 90, un des centres importants de la culture rock indépendante, c'est avant tout grâce à cet homme. Lassé de ne voir jamais rien venir à Norwich, il décide d'organiser lui-même ses propres concerts ! Pour cela, il investit le Norwich Art Center en 1988 pour y monter sa structure et propose à ses groupes préférés de venir s'y produire. "Quand j'ai entendu King of the slums et Pennine Spitter chez John Peel, je me suis dit : pourquoi ne pas en faire autant ?" reconnaîtra Barry Newman.
Pour ce faire, il troque de nom, pour Baz Mc Hat (en référence à une chanson de The Fall), et demande de l'aide à des amis, dont Ollie Redmane, qui deviendra manager par la suite. Barry Newman raconte : "j'ai commencé par promouvoir les groupes que j'aimais et c'est comme ça que le Wilde Club s'est monté." Le premier concert est un succès, permet de faire rentrer suffisament d'argent et un label se constitue alors, permettant de diffuser les chansons des groupes qui venaient se produire sur scène. Les deux premiers groupes, qui partageront un single, seront The Bardots et Shine!.
Viendront ensuite d'autres formations, dont la plupart sonneront comme My Bloody Valentine (un des groupes préféré de Barry Newman) : The Suncharms, Catherine Wheel et donc Cherry Forever. Même si par la suite le Wild Club devint célèbre (il acceuillit pendant près de vingt ans des artistes comme Oasis, Muse ou Coldplay), Cherry Forever n'en profita pas. Aujourd'hui, il ne subsiste aucune information sur ce groupe, dont on ne connait même pas les membres. Ils auront laissé un single en 1992 et un titre sur la fameuse compilation du label Wild Club Records, "I might walk home alone", contribuant ainsi pour une part à l'histoire de Norwich, petite ville de l'Est de l'Angleterre, devenue une référence du rock indépendant
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