13 janvier 2009

Fiche artiste de Seven Percent Solution



Seven Percent Solution

Personne ne s’y attendait et pourtant le premier album de Seven Percent Solution se hissa jusqu’à la 20° place des charts. Performance qui est du en partie aux différents articles élogieux de David Fricke, journaliste au Rolling Stones. Celui-ci n’hésitera pas à le citer parmi les albums essentiels de 1997. D’autres magasines comme Option ou Magnet iront même le placer dans les classements de l’année, à la deuxième place, juste derrière le fameux « Ladies and Gentlemen, We Are Floating in Space » de Spiritualized.
D’un seul coup, le groupe passe des petits show dans les salles d’Austin aux tournées dans toute l’Amérique. Le changement de statue aura du mal à être digéré. « Lorsque nous sommes allés à Atlanta, explique Reese Beeman, le fondateur du groupe, il y avait énormément de mondes qui étaient venus nous voir. Au concert, ils se pressaient aux premiers rangs, hurlant, chantant et criant. Ils connaissaient nos paroles par cœur. C’était une étrange expérience. »
Il n’y a pourtant pas si longtemps, le groupe n’était qu’une formation ordinaire originaire d’Austin dans le Texas. Formé en 1993, après que James Adkison ait rejoint Beeman (qui n’avait jusque là que sorti une cassette), la formation n’aura sorti à l’époque qu’un seul EP, « Sugar » et ne sera connu que par quelques curieux, intrigués par ces fameux concerts où le groupe déploie des écrans géants pour y projeter divers images psychédéliques. Force est de reconnaître que le groupe (bientôt un trio suite à l’arrivée de Julian Capps) n’avait rien vu venir ; la première édition de l’album fut emballée dans du carton, numéroté à la main et livré avec une copie du CD. Les instructions étant de le donner gratuitement à un ami, car « on pensait qu’on ne dépasserait même pas les 1000 copies ! » rigolera plus tard Beeman. « On aimait beaucoup l’idée que pour un album acheté, deux personnes pouvaient en profiter » se justifiera James Adkisson, sans se douter une seule seconde de l’effet du bouche à oreille qui alors se mettre en place, de façon démesurée. Beaucoup de gens se rendirent à leurs concerts parce qu’un ami à eux leur avait passé un CD.
A New-York, un label se montre intéressé et propose de rééditer leur album pour le diffuser plus largement. Par l’intermédiaire de leur nouveau manager Ron Suman, ils signent sur X-Ray et sortent rapidement un deuxième album, « Gabriel’s Waltz », en 1999, qui se veut plus expérimental encore. Utilisant toujours les mêmes procédés de guitares saturées, le groupe fournit un effort supplémentaire dans l’agressivité, afin de contraster d’avantage avec ces moments d’accalmie spatiale si chère au groupe. « On adore toujours expérimenter et créer des atmosphères, mais il ne faut pas oublier le contexte de la chanson » précise Beeman. Volontiers intellectuelles, les références seront nombreuses, et parfois obscures, comme ces vers de Anne Sexton, cités en prélude. « Ce n’est pas un concept album, avec une histoire du début à la fin, mais cela nous aide s’il y a une idée cohérente derrière tout ça. Même s’il ne s’agit que de notre propre idée et que personne d’autre ne sait de quoi il en retourne. On n’essaye pas de faire passer un message quelconque, c’est juste que nous essayons d’exprimer nos sentiments personnels ».
Pourquoi aujourd’hui le groupe ne donne plus de nouvelles, personne ne le sait, toujours est-il que depuis plus aucune activité de la part de ce groupe, trop vite oublié.

Aucun commentaire: