21 janvier 2008

Historique de la scène shoegaze française



Pop, pubs et keupon...
Un des caractères propres au rock français, c’est cet entêtement à vouloir créer un son typiquement français, comme si fondre sa musique sur celle des autres équivalait à vendre son âme.
Le courant indépendant, né au début des années 80 en France, tentaculaire et très actif, avait pour but d’optimiser jusqu’au bout le credo rebelle du punk. Reposant essentiellement sur une économie parallèle et de bons copains, des groupes comme LSD, Oberkampf, Les Sheriffs, Nuclear Device revendiquaient une appartenance à une sous-culture propre et fortement identitaire. On assiste alors à une cohabitation entre le rock et la musique traditionnelle française. Les Garçons Bouchers et Pigalle (qui faisaient du trash-musette) n’hésiteront pas à reprendre Piaf, Aznavour ou Bassiak. Le tout pour mieux ancrer l’auditeur dans son quotidien et le rallier à une cause. Plus proche de leurs préoccupations, la scène alternative rencontra un vif appui du public, certains artistes ayant connu un grand succès (La Mano Negra, Les Béruriers Noirs).
De plus l’américanisme qui commençait à déferler dans une société qui accueillait les bras ouverts blockbuster, Mc Do et hip-hop, était suffisamment irritant pour provoquer des réactions de rejets. Le repli sur soi devint un credo de guerre : ce sera le rock français contre le reste du monde, à savoir le monde anglo-saxon. Les textes se devront d’être chantés en français, l’instrumentation devra se démarquer et c’est le « Yes Future » qui l’emportera.
C’est dans ce contexte, renforcé par un monde indépendant inspiré du Do-It-Yourself ressemblant à un réseau tissé à base de fanzines, salles de concert (Le Bataclan ou l’Elysée Montmartre à Paris, le Transbordeur à Lyon, Le Gibus à Toulouse, le Dôme à Marseille, le Rockstore à Montpellier), radios locales (Radio Nova notamment), que naîtra pourtant une volonté suicidaire de se rapprocher de ce qu’il se faisait au-delà des frontières. Et comme d’habitude avec la musique anglo-saxonne, ce sont les plus proches qui peuvent avoir la chance de l’écouter. Il était donc logique que les principaux groupes shoegaze français exercent en Bretagne.
A un petit tour de ferry de Londres, certains étudiants iront passer leur week-end dans les pubs et les salles de concerts de la ville, pour en revenir les bras chargés de vinyles de My Bloody Valentine, The Primitives, The Pastels ou Ride. Et lorsqu’on est jeunes et qu’on se lance dans un groupe, on commence toujours par reprendre ses idoles. Apparaîtront alors des formations clairement inspirées du son anglais. Welcome to Julian poussera même le vice encore plus loin : on le surprendra à enregistrer à Londres, en compagnie de John Fryer, producteur shoegaze attitré.
Inventive, démarquée, bruyante, leur musique a concouru à créer un son différent, beaucoup plus authentique et sincère que celui proposé habituellement. Mais cela ne les empêcha pas d’être confronté à un mur.
Tout le monde critiqua ce fait d’écrire des textes en anglais, coupable d’après certains, de diminuer du coup la qualité des propos, comme si, dans le rock, il n’y avait que les paroles qui comptaient. De plus l’attitude de ces artistes sentimentaux et fleur bleue, faisait tâche dans un monde underground bercé par le « Fuck Off Le Pen » des Béruriers Noirs. Pourtant, croire que l’anglais est un moyen de masquer des difficultés à se mettre au niveau de l’héritage des « chansons à texte », si propre à la culture (rock) française, est faire fausse route, comme le précise les membres de Candle, devenu plus tard
Carmine.

L’objet d’un style tel que le shoegaze paraissait opaque, dans un monde habitué à toujours délivrer des messages contestataires, diffusant une conscience politique en défendant diverses causes (les minorités au Tibet, en Amérique du Sud) ou en choisissant des positions radicales (contre le racisme, la xénophobie). Il était superflu de faire du rock dans l’unique but de chercher à faire de belles mélodies. Ou alors ce n’était pas du rock dans ces cas-là. La contradiction faillit être fatal à ces jeunes groupes.
Mais bille en tête, ils continuèrent leur passion jusqu’au bout. Soutenu par une frange de fans en mal de sensations nouvelles, ils trouvèrent écho au sein de maisons de disque et de disquaires qui partageaient la même vision qu’eux. Refusant de se cantonner à un réseau et une influence locale, les premiers labels indépendants à chercher du côté de l’Angleterre furent là-aussi nés en Bretagne. Et pour marquer le coup, le premier album sorti sur le label Nantais Lithium sera celui d’un groupe anglais. "L’idée de monter un label me trottait dans la tête depuis 1987, se souvient Vincent Chanvier, le fondateur de Lithium, parce que la pauvreté du paysage musical français m’effrayait. Je me disais : ce n'est pas possible, il doit bien y avoir autre chose si on gratte un peu. A l’époque, j’habitais un peu par hasard à Nantes et comme je n’avais pas envie de me retrouver avec une étiquette de label régional, de type qui signe ses copains, la première référence du label fut en 1991 l’album Normless 62-66 des Anglais Greenhouse.. L’album de Greenhouse était un disque très moyennement intéressant mais au moins, les choses étaient claires, le public et les médias savaient que je ne m’interdirais rien question signatures". Quelque temps après, le label signe un coût d’éclat en produisant le premier véritable album du nantais Dominique A. Tout l’esprit du label est en fait résumé dans « La Fosette », album minimaliste, fait avec des petits riens et juste un synthé, mais gorgé d’une attitude éclatante. Prenant les attentes des amateurs du courant keupon à rebrousse-poils, le label deviendra vite la tête chercheuse du rock hexagonal.

Bien que Lithium soit rattaché à Dominique A, il existe également un lien fort avec Michel Cloup, qui commença sa carrière avec Lucie Vacarme. Mais pour l'heure, point d'expérimentation, cela viendrait plus tard, juste un désir ardent de s’essayer à la guitare et de jouer ses morceaux préférés sur scène en faisant le plus de boucan possible. Lors d’un concert au Bikini à Toulouse, les étudiants locaux, à savoir Lucie Vacarme, qui faisaient la première partie des Teenage Fanclub en 1991, se contentèrent d’électriser gaiement la salle. "Michel Cloup faisait subir les pires outrages à sa guitare, jouant assis sur scène, tout en gardant une posture détachée, presque absente" raconte un fan. Les morceaux étaient particulièrement crispants tout en choyant d’incroyables mélodies délicates. Et pour une fois, un groupe français participait à la réhabilitation des formations anglo-saxonnes auprès d’un public d’habitude cantonné à l’esprit obtus. C’est ainsi que Lucie Vacarme reprit entre autre un titre des My Bloody Valentine, le « Freak Show » de Dinosaur Jr ou le « Car Wash Air » de Mercury Rev. Et de gagner ainsi le privilège de faire les premières parties de ses groupes préférés : Yo La Tengo et Lush en 1992. Et quand les groupes n’étaient pas cités, ils s’affichaient sur leur tee-shirt, à l’instar de Sonic Youth. Par rapport à la scène indé habituelle, les groupes shoegaze français tranchaient par leur brassage musical. Mais Lucie Vacarme, c’était surtout une autodérision et un plaisir communicatif à foutre un joyeux bordel sur scène : pendant la pause avant le rappel, ce fut « Les Mots Bleus » de Christophe qui fut chanté a capella, sous la consternation du public, et cela bien avant que Dominique A ne rende hommage au chanteur des sixties. De même durant le set des Teenage Fanclub, quelques membres traversèrent la scène en tapant sur des tambourins et en faisant des petits sauts de cabris !

Cet état d’esprit décalé eut énormément de mal à s’implanter dans la mouvance du rock français. Les labels étaient trop désireux de s’y retrouver financièrement. Sachant que les groupes indépendants anglo-saxons n’étaient déjà pas bien connus, comment obtenir le succès avec des groupes indépendants plagiant ces mêmes groupes ? Les gens accueillirent les élans bruitistes avec beaucoup de frilosité. Comme l’explique le leader des Little Rabbits (dont le morceau « La Piscine » sera repris par My Bloody Valentine), la difficulté venait non pas de trouver un son mais de trouver des labels volontaires pour le diffuser. « A l’époque de la sortie de notre premier album en 91, « Dans Les Faux Puits Rouges Et Gris », nous étions très naïfs. Le label Single KO a préféré lancer en single notre reprise de « La Mer » des Jazz Butcher alors qu’il s’agissait juste une traduction aléatoire en français, histoire de rigoler et de jammer dans les loges. Point Final. C’est à partir de ce moment là que nous avons commencé à opter pour le label Rosebud. Nous ne voulions pas faire de compromis, juste de la pop anglaise. Mettre en avant des singles sans notre accord et nous laisser seul nous a démotivé. C’était comme perdre l’âme des morceaux et le public a commencé à nous appeler « les gentils petits lapins » ! ».
Heureusement le label rennais vint à la rescousse. Et recueille le groupe vendéen qui assura la première partie de My Bloody Valentine en 1992. Rosebud devint alors vite la maison-mère de tous les groupes français désireux de s’essayer à autre chose.
C’est d’ailleurs au sein de cette structure que The Drift publiera son « Never so loud », possédant quelques échos de Ned’s Atomic Dustin et de Ride, époque Smile. La formation d’Angers, comprenant Fabrice Nau (guitare et chant), Franck Bergère (guitare), Laurent Audouin (basse) et Guillaume Colas (batterie) sera un des premiers à assumer entièrement ses influences. En réponse, Welcome to Julian sortira son « Never So Close » deux ans plus tard, toujours sur le même label. L’album sera surprenant de maîtrise mélodique et constitue sans doute un des joyaux de la scène shoegaze en France. Autre groupes du label Rosebud, pas forcément shoegaze, mais se revendiquant des anglo-saxons : 13th Hole, Chelsea, Lighthouse, The Married Monk (qui alla aussi s’exiler à Londres pour écrire) ou bien Sloy (venant de Béziers mais ayant émigré à Rennes, épicentre de la nouvelle scène indé française, pas si française que ça au bout du compte).

Chez ces labels, un même dénominateur commun, un amour sans borne pour l’esprit indé et la langue de Shakespeare. Malheureusement, le rachat de Rosebud par Barclay entraîna un certain nombre de compromis à faire, qui se transformèrent vite en concessions. Welcome to Julian en fit ainsi l’amer expérience : bénéficiant d’une promotion sans pareille pour la sortie de leur deuxième album, le groupe se voit obligé de sortir une chanson en français ! C’est là le nœud du problème : il existe un décalage entre des artistes qui se revendiquaient d’une scène et un circuit commercial conservateur. On reprochait aux groupes shoegaze de manquer d’originalité et de se contenter de n’être qu’une pâle copie des Anglais.

Pourtant cet argument était caduc car au-delà de se contenter de plagier le rock anglais, il y avait aussi le désir d’expérimenter à partir d’un matériel dépourvu de connotations trop marquées. Faire de la musique juste pour la musique. Et offrir de nouvelles possibilités musicales. Des groupes shoegaze ont ensuite enfanté des groupes post-rock. C’est le cas de Lucie Vacarme. Après l’aventure toulousaine, Michel Cloup s’en va former Diabologum et pousse la tendance à assimiler et digérer ses diverses influences encore plus loin. Ainsi le premier album (à paraître sur Lithium) comportera, en plus d’un dialogue de « Sailor et Lula », des collages de samples de Nirvana, Tad, Sonic Youth et des reprises de Dominique A ou de Half Japanese. Quant à « Le Goût du Jour », il se voudra beaucoup plus resserré et faisant la part belle aux mélodies noisy-pop, synthèse des premiers amours shoegaze de Michel Cloup. Mais c’est avec « #3 » et son mélange guitare noisy / sample / texte parlé que Diabologum frappa un grand coup et fit rentrer pour la première fois le terme de post-rock en France.
C’est pourtant avec ce même label que le groupe parisien Candle se brouilla, suite à un rapprochement douteux avec Virgin France. Julien et Isabelle, méfiant vis-à-vis des maisons de disque, se lancent alors en quête de liberté et fondent Karina Square. Dans le même temps, sans changer de line-up, Candle devient
Carmine. Et devient un des pionniers en matière de post-rock avec son album « Visual ». Certes les chansons débutent « comme des comptines pour faire dormir les enfants », comme l’a remarqué un journaliste des Inrocks, mais bien vite les guitares s’emballent, font mal et se lancent des jams endiablées, crispantes et inspirés du Kautrock. Isabelle avoue ce changement de ton par rapport à une musique accessible : « Avec Visual nous avions effectivement la volonté de rompre avec certaines de nos influences de départ, mais surtout de nous laisser aller à différentes démarches. D'où la simplicité des chansons comme Fragmented Days, ou au contraire l'expérience d'une chanson de dix minutes composée de multiples parties comme Destruction of a Heart. Le son de l'album se caractérise essentiellement par un refus des effets faciles et par une certaine radicalité. »
Il n’est pas étonnant que le groupe fasse les premières parties de Pram ou bien collabore au cours d’un split album en 1995 avec Hood, groupe d’origine shoegaze qui devint un des fleurons de la scène post-rock anglaise. Carmine y signera deux chansons : « Green Hill » et « Cat Girl ». Par la suite, les membres de Carmine se laisseront gagner par d’autres influences (le jazz, Robert Wyatt, la musique contemporaine), ce qui s’en ressentira sur leur album suivant, accueillant de multiples instruments acoustiques ou à vent.
Malheureusement, une telle musique céleste et expérimentale, ne trouvera d’écho que dans les cercles restreints. Difficile de faire accepter en France un rock qui brise les codes usuels de la pop formatée radio en 3minutes30, pour emmener l’auditeur sur de nouveaux territoires.

Par conséquent la scène shoegaze française ne réussit pas à décoller. Après tout, pourquoi s’échiner à soutenir des similis de groupes anglais alors qu’il était beaucoup plus facile de diffuser « Creep » de Radiohead ou « Supersonic » de Oasis ? « Nous sommes effectivement déçus de ne pas avoir vendus plus d'albums, regrette Isabelle de Carmine, mais de manière générale, les autres groupes faisant ce type de musique n'en vendent pas plus. Malheureusement, il semble qu'après une période d'intérêt pour le caractère nouveau de l'émergence de cette scène, les gens et la presse continuent plus à s'intéresser à la musique anglo-saxonne qu'à ce qui se passe en France. ». Malgré une aide substantielle de l’Etat sous le ministère de Jack Lang qui aida à développer les circuits indépendants en 1991, les groupes shoegaze ne furent pas les premiers à en bénéficier.
Si la scène française ne trouva pas d’écho et de reconnaissances, elle eut au moins le mérite de faire bouger le monde indépendant. Parallèlement à l’éclosion de cette nouvelle scène, des structures apparaissent en Bretagne : ainsi La Route du Rock, qui invitera de nombreux artistes français, transforma les hivers dans les bars à St Malo en rencontre avec les artistes du cru. Aussi bien français qu’anglais. De même pour Au Pont du Rock (le plus vieux festival de rock indépendant, fondé en 1989 dans le Morbihan) qui accueillit Welcome to Julian, les Thugs ou les Little Rabbits, et pour les Transmusicales de Rennes (et il n’est encore une fois pas étonnant de constater que c’est la région bretonne qui est la plus active dans ce domaine) à l’affiche duquel on retrouva Planete Zen ou Diabologum.
Et les magazines comme les Inrocks, ou un quotidien tel Libé, virent leurs cercles de lecteurs s’étendrent. Avec aussi les émissions de Lenoir sur France Inter et ses Blacks Sessions. Proposant d’écouter des groupes en version acoustique, le principe permit aux Français d’écouter sur les ondes beaucoup d’artistes anglais, permettant à des artistes du cru et évoluant dans la même veine d’y être convié également. C’est Welcome to Julian qui ouvrit le bal. Mais malgré tout, le rock indépendant français ne devait jamais percer durablement. Bien vite, le raz-de-marée Brit-Pop envahit les ondes radios comme les campus universitaires et les bacs des disquaires. Beaucoup plus rentable car géré par de grosses boites et des chaînes de distributions bien plus performantes. Les groupes shoegaze français n’y survivront pas. Et pour la plupart des gens, un groupe anglais chantant en anglais apparaissait bien plus normal qu’un groupe français faisant de même.

S’il y avait bien un groupe qui aurait du y réchapper, c’était Planète Zen. Encensé par Lenoir après son fulgurant single « Charlie The Spacedriver », Planète Zen fut pourtant ridiculisé à la sortie de son premier album à cause d’un jeu hyper basique et de textes en anglais qui ne volent pas bien haut. Single KO, leur label, fait pression pour qu’ils adoptent un style plus accessible auprès du grand public. On se rappelle que les Little Rabbits claquèrent la porte pour ces mêmes raisons. Changeant de style et se faisant moins bruyant par la suite, Planète Zen recueille de meilleurs suffrages sur son album suivant, aidé notamment par
Autour de Lucie (la formatio de Valérie Leuillot travailla également avec un groupe rennais de shoegaze, à savoir Les Autres). Planète Zen bénéficie surtout de ses textes, enfin en français. Sans pour autant que cela fasse décoller leur carrière. Les espérances d’une reconnaissance n’aboutiront jamais, le circuit indépendant ne percera pas en France. Malgré une politique de quotas, ce sont surtout les grosses maisons de disques et les stars qui en bénéficieront. Stéphane en sera même dépité : « Les quotas, je n'y crois pas deux secondes! On a déjà vu ce que cela donnait sur l'espèce de monopole détenu par Fun, Skyrock et NRJ! La seule chose qui ait changé, c'est deux fois plus de MC Solaar et dix fois plus de Cabrel ou Bruel. Les programmateurs radio ne prendront aucun risque sur des petits groupes comme nous... »
Dure réalité : il est impossible de lutter contre la docilité des gens. Et les groupes shoegaze d’être confrontés à une impasse. Les gens préfèrent qu’on leur mâche tout le travail. Il est désespérant de constater que la recherche musicale, l’expérimentation artistique, l’émulation sensorielle soient des domaines dénués d’intérêt aux yeux d’un public large, inerte et conciliant. On comprend mieux dès lors le succès de tant de groupes mainstream, condamnant ces artistes brillants qui ne méritent pas de tomber dans l’oubli.

7 commentaires:

Keyser José a dit…

"pas mal" pour quelqu'un qui dit ne pas trop s'y connaitre en rock francais ;).

non vraiment chapeau, joli travail, très bien documenté; très agréable à lire :D

cocteaukid a dit…

Bravo pour cet article. Très fouillé, bien câlé historiquement. La facilité & la docilité dont le public Français fait preuve sont des plaies incurables. D'ailleurs, qui a dit "les Français sont des veaux" ?
cocteaukid

Jerom a dit…

Le titre de Mercury Rev dont il est question est "car WASH air" ;)
Sinon, excellent article (documentation de folie,etc.)... comme d'habitude!

B. a dit…

Il est sympa ce site!

Dommage qu'on puisse pas écouter de la musique en ligne!

Anonyme a dit…

Enorme! Je connais par coeur Diabologum et la suite de l'aventure, mais pas encore Lucie Vacarme, je vais me jeter dessus!

Moi-même je compose des chansons shoegaze, à suivre dès que j'aurai mis ça en ligne.

Marco de Lyon a dit…

C'est amusant de lire ces lignes en essayant de se remémorer où l'on se trouvait à ces moment-là ...
Je decouvrais Welcome to Julian et Lucievacarme (Essai de comprendre) quasiment à 10 minutes d'intervalle via une excellenteradio associative lyonnaise (Radio Canut 102.2 pour ne pas la citer) et ça a fortement perturbé mes goûts musicaux.

Je suis aussi tombé par hasard, sur le net, sur un témoignage du fameux concert des Lucievacarme au Bikini à Toulouse en première partie des TFC. Malheureusement, ça ne s'est pas trop bien passé pour elle : Témoignage de Sandrine ...

Christophe/Mage a dit…

Super article, en effet.

Plus fort encore : la scène noisy belge ! :-)

Je me souviens notamment des Purple hands, qui étaient vraiment bons, ou encore de Mosaïc eyes, dont le moment fort fut la prestation en première partie de My bloody Valentine à l'Ancienne Belgique. Ils ne doivent pas s'en être remis.