1 mai 2007

Fiche artiste de The Ecstasy of Saint Theresa


The Ecstasy of Saint Theresa

La naissance de cette formation de Républic Tchèque surviendra au moment de la chute du régime de l'URSS, suite à la "Révolution de velours", et c'est tout naturellement qu'elle symbolise le désir ardent des jeunes de se lancer dans une nouvelle forme de musique libre.

C'est Radio 1, la toute première radio indépendante du pays, qui décide de lancer le groupe. Et les étudiants de découvrir, médusé, un groupe au nom particulièrement subersif pour l'époque, faisant référence à une statue de Bellimi, qu'on retrouve dans une chapelle de Rome, mais qui permet surtout aussi de faire un pied de nez aux moeurs puritaines encore influente dans le pays, tout en revendiquant ses penchants pour les drogues. Leur EP "Pigment", au visuel glacé, tourne alors en boucle. La formation comprend alors Irma Libowitz (chant), Jan Gregar (basse), Petr Wegner (batterie), et Jan Muchow (guitare, compositions) qui reste jusqu'à aujourd'hui le seul membre d'origine. Ce dernier sera particulièrement intéressé, ayant une formation de producteur, par le travail sur le son réalisé par My Bloody Valentine. Les singles "What's" ou "Square wave" ressemblent d'ailleurs à ce qui pouvait être fait sur Isn't anything, tout en étant plus percutant.

Leur premier album "Sussurate" et surtout leur clip kaleidoscopique "To Alison", leur permet d'être un des rares groupes locaux à s'exporter en Angleterre. L'animateur radio John Peel leur offrira même un petit quart d'heure en première partie de Bleach sur la BBC. Et ce sera l'occasion de quelques tournées en Europe. Un autre album suivra, mais le rachat du label Go ! Disc les oblige à changer leur plan. Sans la réédition de Sussurate par Clairecords en 1995, nul doute que Ecstasy of Saint Theresa aurait eu du mal à marquer les mémoires.

La nouvelle mouture du groupe est réduite pratiquement à un duo, entre Jan Muchow et Katerina Winterová, une nouvelle chanteuse plus dans l'air du temps, moins distante que Libowitz. Leur musique, lorgnant vers l'electro et la dream-pop, garde tout de même quelques réminescences psychédéliques passées, et sera l'occasion de se faire connaître, notamment par un remix du titre "English Summer Rain" de Placebo, ou par une collaboration avec British Sea Power.

Continuant leur activité de défrigage et d'avant-garde, le groupe, malgré tout, ne sort pas du cercle restreint des formations références de leur pays.

Extrait vidéo : Thorn In Y'r Grip

2 commentaires:

Kataplasm a dit…

Ouah génial!!!
Enfin un article qui parle de The Ecstasy of saint theresa!
J'aime beaucoup ce groupe, mais je ne connais que leur très bon album (selon moi bien sur!) "Slowthinking".
Tu ne peux pas savoir le plaisir que cela me fait, que d'en savoir plus sur ce groupe énigmatique (j'ai trouvé peu d'infos sur les sites français..) et sur le mouvement Shoegaze...
En plus, je viens de découvrir encore grace à toi, que ce groupe en sortait un nouveau!

Que du bonheur! ;)

Merci, ma soirée est comblée, je vais revenir!!

DEAD a dit…

Je classe personnellement le "Pigment EP" dans les indispensables.
4 bombes dans la gueule, une perle absolue.