28 avril 2009

Blueshift Signal : Seven Natural Scenes


Seven Natural Scenes de Blueshift Signal

Sortie : 1994
Produit par Blueshift Signal
Label : Ethereal

Un critique rock américain écrira à propos de la musique de Blueshift Signal qu’elle est « parfaite pour un dimanche paresseux » et quelque part, il est vrai que son caractère éthéré se prête très bien à la léthargie. On les sent d'ailleurs très influencé par Slowdive, comme The Cure ou Deardarkhead.
Fantomatique et vaporeux, elle est richement ornementée de nappes dentelées de claviers et de guitares distordues glissant comme de la soie. Tandis qu'on se laisse porter par l'atmosphère féerique, l'ensemble est saupoudré d'arrangements luxueux, d'échos léger, proche de la cold-wave ou de la dream-pop du label 4AD (le magnifique et envoûtant « Océans »), ou d'un chant léger et soufflé comme dans un rêve (« Absolution » où les nuances dans la douceur de la voix se prêtent très bien à ce jeu aérien). C'est dans cet univers froid et très travaillé, que l'auditeur se perd dans des voyages tirant plus vers la tristesse et la douce mélancolie que la violence et la souffrance. En deux mots Seven Natural Scene est l'album idéal pour rejoindre les bras de Morphée. C’est étrange, mais on a l’impression que cette musique ne fait que flotter, comme une apparition, comme un fluide, notamment lors de ces intermèdes instrumentaux, à base de clavier ou de saturations. Avec leurs ambiances, parfois mélancoliques, souvent somptueuses, les membres de Blushift Signal débutent avec Seven Natural Scene une exploration de la beauté. Celle-ci se fera par tâtonnement, avec entrain mais aussi avec timidité. Romantique à souhait, le groupe n'occultera rien de sa recherche éperdue, et notamment ses nombreuses hésitations qui les emmèneront bien loin. Voguant sur des océans contemplatifs de poésie, Blueshift Signal livrera avec « Between the night and the day » ou l’hypnotique « The Secret Signal » de parfaits essais qu’ils élèveront au rang de manifestations artistique dans son essence primordiale.
Alors que l’album se pare d’un léger apparat gothique, les américains souhaitent rester mesurés. Le thème de l'album est plutôt proche de la finesse, du vague à l'âme et du réconfort. Les apothéoses sont celles d'exultation et de contentement. Bref, un album blanc au lieu de noir.

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