23 janvier 2009

Fiche artiste de The Bardots

The Bardots

La carrière d'un groupe de rock peut se résumer bien souvent à une vague tentative de plaire à la presse qui rate complètement.
Suite à des articles à leur propos les membres de The Bardots crurent que le succès les accompagnerait. On se souvient par exemple de Simon Williams, chroniqueur au NME, qui à la suite d’un split single avec le groupe Shine, sur le label culte Wilde Club, titra à leur sujet : « Janglier in Anglia » (jeux de mot intraduisible, « jangle » signifiant faire beaucoup de bruit métallique, et « Anglia » étant une région à l’Est de l’Angleterre, dont est originaire le groupe). Appréciés des journalistes rock, qui les placèrent vite "next big thing" à l'occasion de leur premier album « Eye-Baby », les membres de The Bardots décidèrent de polir leur son, pour au final une accroche manquée, et "V-Neck", tomba dans l'oubli, alors qu'il marquait l'arrivée de la Brit-Pop.
Du coup, le groupe se sépara, mettant un terme à une histoire qui avait pourtant démarré dès 1989 sur les bancs de la fac.
Rageant, lorsqu'on pense que Simon Dunford (guitare/voix), Andy Murphy (guitare), Steve Cox (basse), Krzysztof Fijakoski (guitare), le frère du chanteur d’Adorable, avec qui d’ailleurs il formera Polak, et Neil Cox (batterie), possédaient un style prometteur, à la fois bruyant et à la fois cajoleur (avec notamment l'usage d'une guitare sèche derrière un mur de guitare). Style qu'on retrouve sur leur premier single "officiel", adorable dans un style brouillon, le titre "Sad Anne", superbe chanson, un vrai bijou, qui leur avait d’ailleurs permis de signer un deal avec le label Cheree (le label culte des premiers EPs de Bark Psychosis et de Disco Inferno), le titre « Sofaelaine » de 1990, n’ayant été sorti que sur flexidisc.
Mais cela semble être le lot de beaucoup de groupes, victimes des sirènes de la presse et incapables de protéger avec conviction leur personnalité qui faisait tant leur charme.

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