18 novembre 2011

The Mandelbrot Set : A placed called Kansas EP


A placed called Kansas EP de The Mandelbrot Set

Sortie : 1992
Produit par Wayne Connolly
Label : RooArt

Ce n’est pas avec cet unique EP que l’on peut connaître le style dans lequel évolue le groupe australien. Ici, plusieurs formules sont testées, on navigue entre plusieurs touches personnelles, de façon de construire des mélodies.
Après cet enregistrement, The Mandlebrot Set a disparu des écrans radar. Il est donc extrêmement difficile de se projeter, de deviner ce qu’ils auraient pu donner par la suite, d’identifier une empreinte, un signe reconnaissable. On n’arrive d’ailleurs pas à les extraire de la mêlée parmi tous les groupes shoegaze. La faute à une envie de s’essayer à diverses ambiances.
Tantôt les titres sont très élégants, soignés, aériens, comme avec « I swan », tantôt ils flirtent avec un esprit naïf, enjoué, et très léger (« More than happy », emporté, avec un chant doux mais optimiste, et une basse dynamique). Une autre fois, on découvre un titre hypnotique (« Massive »), aux vocalises éthérées, noyées sous des saturations et une cadence rythmique qui rappelle Chapterhouse. Autrement c’est le courant C-86 qui est revisité avec « Julia » : on dirait presque The Servants ou encore Mc Carthy.
Si on a donc l’impression d’avoir une collection assez hétérogène, il faut se contenter de prendre ces titres comme ils sont : des petites pépites mélodiques. Dommage que le groupe australien n’ait pas pu perdurer car il possédait un vrai sens de l’écriture, fluide, évident et efficace. On se régale ainsi avec « Landslide », très entraînant et aux superbes harmonies vocales, ou le merveilleux « Lush », qui conclue cet EP, distillant une ambiance féérique et exotique, évoquant des ondes se diffusant dans une eau cristalline, dans laquelle glisse un chant aussi léger qu’innocent et où résonnent des guitares atmosphériques au travers un nuage de saturations.
Il s’agit de l’essai de jeunes musiciens shoegaze (très jeunes même) qui ont avant tout fait ce qui leur passait par la tête, leur faisait envie, selon leurs goûts et leurs inspirations, sans vouloir pour l’instant se donner un genre ou une personnalité qui les aurait emprisonnés au final. Et c’est aussi bien comme ça.

Aucun commentaire: