20 avril 2009

Sebastians : Blue by Sebastians



Blue by Sebastians

Sortie : 1993
Produit par Colin Stuart
Label : Bonton Music


Sebastians évolue à part : son monde est empreint de volutes dance et de fumées acid-rock. Lorsque les voix soufflent ces mots si magiques et si doux, c’est pour s’immiscer dans un rythme entraînant, décalé et extrêmement groovy, comme sur le superbe « Silversurfer », à la fois tranquille et vibrant, un vrai hymne.
Sebastians, c’est le monde de la nuit, le monde des bohèmes, des jeunes de Prague bien décidés à faire la fête. Bien ancré dans leur temps, ce début des années 90, vaguement cheap et hédoniste, mais en même temps complètement ringard, à force d’inviter des chœurs soul, des pianos, des tambourins, des influences reggae ou post-punk et même des guitares sèches.
Le pire, c’est que les chants persistent dans leur manière mielleuse, de manière contre-intuitive pour un groupe rock. Ce n’est pas de la bonhomie, c’est de la nonchalance.
On se prend des envies de danser, de se mouvoir de façon ample, de se dandiner au grès des caresses de « Our New Kind of Love » ou les huit minutes ultra relâchées de « Knock me down » (s’il y avait une définition du mot cool, ce serait celle-là). Avec à chaque fois une utilisation des guitares qui se veut magique et spatiale.
Sur l’extraordinaire « Astray », qui se délite après un crescendo savoureux et noyé sous les saturations, on prend le temps de s’envoler dans des royaumes orientaux et oniriques.
Chaloupées, les chansons de cet album font la part belle à la flânerie et au tempo roucoulant, souvent dérapant dans une saturation vertigineuse (« Tentative ») ou se contenant dans une ballade aux arpèges fantastiques (« 4U »).
On sent clairement l’influence des Stones Roses et personne ne s’en plaindra.

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